Voyage au Pérou (oct/nov/décembre 2015)
- Oct 10, 2017
- 5 min read
Je n'ai jamais vraiment publié ce voyage, car il y a encore un an, y penser me remettait face à ma
peur et à la difficulté que fut cette aventure en solitaire. Maintenant je me sens prête à en parler, et à en faire un petit journal de bord, d'autant plus précieux que j'ai vécu dans un magnifique endroit, une communauté chamanique qui a pris feu il y a quelques jours... Les souvenirs sont précieux, ils sont témoins de la richesse de notre vie, de la vie.

Lima, dans un petit café à l'occidentale, bulle de réconfort face au nouveau monde

Accident de bus en allant à cusco...toute la journée à attendre que les blessés soient évacués. Une famille nous a abrité de la chaleur, nous proposant la chicha (boisson fermentée à base de maïs) ainsi que de partager avec eux leur repas.
Cusco
Ayahuasca Ayllu


à la base, je venais au Pérou pour faire des Workshop de films d'animation avec une petite association, auprès des enfants péruviens à travers tout le pays. Mais quand je suis arrivée, le projet fut annulé et la personne avec qui j'étais en contact m'a alors proposée de passer quelque temps dans une communauté chamanique, soit en Amazonie, soit près de Cusco pour connaître mieux l'ayahuasca.
ci-contre, le temple d'ayahuasca Ayllu

Je suis arrivée à Ayahuasca Ayllu, situé à Taray, proche de Pisac et à 40 minutes de Cusco. C'est un endroit tranquille, entouré par les montagnes, les rivières et les forêts. Il y a beaucoup d'agriculture. Je me sentais un peu comme dans totoro
ci contre: la maison des volontaires

La maison de la famille d'Alonso Del Rio
Alonso est un chaman de l'ayahuasca, un cantator. Il vient de Lima et s'est installé ici avec sa famille il y a plus d'une dizaine d'années. Il organise avec sa famille des cérémonies d'ayahuasca, des retraites, et a toujours la porte ouverte pour des bénévoles désireux de l'aider et d'apprendre un peu plus sur l'ayahuasca.
Un magnifique jardin en permaculture entoure les maisons, avec aussi des petits champs, des serres, des chevaux et la rivière qui passe juste à côté.
C'est un petit paradis, même si il y a quelques jours, tout est parti en fumée...
Alonso et sa femme Valdi ont monté aussi une petite école interculturelle pour les enfants des alentours, Winaypaq et il a aussi une aire de conservation des arbres et plantes en Amazonie. Il écrit des livres et compose des chansons.
Pour plus d'information: Son site web
Visite de l'école Winaypaq, avec Stéfania, une bénévole mexicaine qui s'occupait d'une classe d'enfants.




Pisac

Sur la route pour aller de Taray à Pisac, en prenant le mototaxi, drôle de petit taxi bricolé mais qui marche au poil. Pratique quand on n'a pas envie de se faire mordre les fesses par une horde de chiens errants.

Ci-dessus: sur la route pour aller à Pisac

à chacun sa manière de garer son véhicule...

Autour de Pisac; je me suis balladée, au hasard, à droite, à gauche, découvrant les quartiers insolites des "gringos", belles maisons proposant soins et bonnes nourritures, mais pour qui? Pour tous les Gringos qui viennent se guérir, et vivre l'illusion qu'ici ils peuvent faire ce qu'ils veulent.
L'Amérique du Sud, le nouvel El Dorado des hippis, de ceux qui veulent fuir notre quotidien devenu trop sur mesure, trop réglé, trop aseptisé. Ici, tout est possible, il n'y a pas (encore) de lois qui interdisent ceci ou cela. Ici la nature peut se faire, et l'incohérent a toute sa place, même les sectes étranges ou communautés un peu suspectes.

J'aimai bien passer par le marché de Pisac, car là se trouvaient les gens d'ici et ce n'était pas à seule fin de nourrir ou vendre des choses aux gringos. Cela restait le traditionnel lieu de rencontre des habitants de la valle sagrada. Les gens venaient manger aux échoppes tenues par leurs amis, des familles passaient la journée à vendre leur fruits et légumes. Le queso (fromage) avait un goût un peu fade (comparé au fromage francophone), mais il n'était pas mauvais et intéressant à manger. IL Y AVAIT DES JUS DE FRUITS FAIT SOUS NOS YEUX. L'ambiance était toujours tranquille, et joyeuse.


Au dessus de Pisac se trouvaient les ruines de Pisaca, l'ancienne cité. Je suis allée la visiter au lever du jour. L’ascension est toujours intensive, chaque effort coûte du point de vue du souffle, étant à plus de 4000mètres d'altitudes.

Sur le chemin, il y avait cette montagne qui ressemblait à une femme. Les incas avaient dressaient leur terrasses autour des deux "seins", symbole de la pachamama qui nourrit la terre, les cultures et les hommes. LA PACHAMAMA se faisait fertiliser par la pluie, l'eau.


Il y avait aussi le fameux marché d'artisanat qui occupait quasiment toutes les rues du centre de Pisac, pleins de jolies choses à regarder, et on ne s'en lassait jamais, mis à part des vendeurs.

Le temple à Ayahuasca Ayllu.
Les cérémonies avaient lieu dans cet endroit magnifique. le toit montait très haut, avec la cruz inca en son top avant d'accéder à la lumière. Gonzalo y faisait aussi ses séances d'art thérapie avec le gong.



Avec Nala et Isaac, on a retourné la surface des sol, surtout pour enlever les grosses pierre. Isaac a fabriqué tous les outils, et gère parfaitement bien la jument qui était alors relativement jeune pour ce genre de travail

Samedi, jour idéal pour se rendre à Cusco, manger dans un bon restaurant et flâner dans les rues.

Avec Stefania et Paolla, nous sommes allées visiter une communauté quechuase, la communauté Viacha, située pas très loin de Pisac, très haut dans la montagne.

Sabina nous a fait visiter les alentours, notamment un magnifique alpage entouré de montagnes, avec en son centre un petit lac en forme de coeur. Des moutons, des vaches, des alpagas y broutaient paisiblement. Il y avait aussi des plantations de patates


La pachamanca, plat typique qu'on a mangé, composé de patates, mais, yuca, banane, poulet, alpaga et cuyo (hamster)
Michael Morris, le monsieur Kokopelli du Peru.

Il a un petit jardin auquel il applique la permaculture et récolte des graines pour son énorme banque de semences.


Vue depuis les ruines d'Ollantaytambo.


Machu Picchu


Peut-être le plus impressionnant, ce ne sont pas les ruines, quoique incroyables et dégageant une atmosphère étrange, mais plutôt les montagnes qui l'entourent...



Acqua Caliente, la ville étape pour aller au Machu Picchu.
étrange ville, étrange architecture...

Des compagnons de route m'ont fait découvrir un très bon restaurant, tenu par un français à la vie acadabrante. Nourriture délicieuse (diététique et saine je ne pense pas), mais l'intérieur est super intéressant, riche de décorations farfelues.

Retour à Ayahuasca Ayllu
Voyage al Lago Titicaca, coté péruvien et bolivien



Leçon de tissage à la main avec Lucilla

Dernier petit dessin de Pisac en compagnie d'un couple d'architecte avant de rentrer en France


































Comments